Engelbert Humperdinck qui ouvrira le bal samedi prochain, referme celui des répétitions de ce jour. Il est accompagné sur scène par un guitariste assis sur une chaise et un couple de
danseurs.
Si au démarrage de la chanson, seuls des spots de lumières viennent éclairer la scène, le décor devient plus intéressant vers le milieu de la chanson, où l'écran commence à afficher des couleurs.
Niveau vocal, ce n'était pas la perfection. Le chanteur a du mal sur les changements de tonalité et ses deux premières exécutions ont été en deça de ce que l'on pouvait attendre de lui. Demain,
il devrait pouvoir prendre ses marques et s'améliorer. Mais à ce stade, aux vus des autres prestations et surtout avec une chanson qui passe en première position, on risque un naufrage pour le
Royaume-Uni.
Cet après-midi, on enchaîne les excellentes prestations ! Après Sabina, c'est au tour de Pastora de nous enchanter. Aucun artifice pour l'Espagne qui n'en avait de toute évidence pas besoin. Le
décor évoque la pluie qui martèle une vitre.
Pastora a été excellente. Une voix de diamant. La note qu'elle tient pendant quelques secondes vers la fin de la chanson a été tenue sans effort et on imagine déjà les tonnerres
d'applaudissements qu'elle va susciter. On note aussi que l'Espagne a opté pour une version musicale plus musclée de la chanson, et c'est un choix très judicieux.
Beaucoup d'émotions dans cette interprétation. Sans doute le meilleur classement de l'Espagne depuis très longtemps.
Sabina est accompagnée sur scène par trois choristes féminines très discrètes et une personne juchée sur une table. Il est loin le temps où l'Azerbaïdjan misait sur des chorégraphies trop lourdes
(souvenez-vous de 2010). Cette fois, le mot d'ordre est sobriété. Le décor est très sombre, pour ne pas dire noir (avec quelques éclats lumineux projetés à l'écran), et un spot de lumière blanc
éclaire la chanteuse durant toute l'exécution de la chanson.
Une exécution parfaite et sans fausse note. Un effet de lumière extraordinaire donne l'impression que la robe blanche de Sabina s'enflamme. C'est un effet qui risque de se révéler incroyablement
efficace à l'écran.
L'Azerbaïdjan, boudée par les bookmakers, fait très fort et devrait accéder sans trop de problème au top 10.
Nina Zilli est accompagnée par trois choristes. Une ambiance vraiment très sobre avec un décor fait uniquement de noir et de blanc. D'ailleurs, la façon dont sont placés les choristes et Nina
nous fait rappeler certaines interprétations des années soixante, donnant ainsi à la contribution italienne un très bon goût de rétro.
Vocalement, c'était impeccable et Nina semble à l'aise sur scène. Une très bonne répétition, une bonne interprète, une bonne chanson et au final une incontestable favorite pour un podium.
C'est avec une heure de retard par rapport au programme qu'Anggun est entrée en scène. Anggun évolue dans un décor essentiellement bleu. Elle a troqué ses militaires pour quatre gymnastes qui
effectuent de belles figures. D'ailleurs, sur l'écran géant, on voit l'apparition de champions de gymnastique masculins, tantôt aux anneaux, tantôt au cheval d'arçon.
Les gymnastes musclés ont chacun une caisse devant eux, et on espère juste qu'ils seront décorés pour le grand soir, parce que ça ne fait pas très esthétique sur scène.
Anggun n'a pas de problème au niveau vocal. La chorégraphie doit être encore sérieusement travaillée. A noter un bel effet lorsqu'un danseur/gymnaste effectue une pirouette au dessus de la
chanteuse. Mais l'ensemble a vraiment besoin d'amélioration.
L'artiste a dévoilé un morceau de son costume de scène : un grand voile blanc lui servant de cape et qui semble l'embarrasser au début, mais qui est d'un très bel effet lorsque le ventilo se met
en marche vers la fin de l'interprétation. Pour le reste du costume de scène, il faudra attendre. Parce que c'est sûr : elle ne sera pas en jean le soir du 26 mai ! D'ailleurs, quelque chose me
dit qu'elle ne sera pas en pantalon.